Épilation intégrale du maillot : quels risques pour la santé ?

L’épilation intégrale est devenue un véritable phénomène socioculturel au point où 50 % des femmes âgées de moins de 25 ans y ont régulièrement recours. Le phénomène connaît un boom au printemps et en été, période au cours de laquelle il est perçu comme impérieux. Derrière les avantages esthétiques, n’y a-t-il pas des dangers pour la santé ?

Les risques inesthétiques

Le problème avec l’épilation intégrale est que, quelle que soit la méthode utilisée, la nature reprend, à un moment ou à un autre, ses droits. Lorsque cela arrive et que les poils se mettent à repousser, cela s’accompagne généralement de démangeaisons et d’irritations.

Dans certains cas de figure, les irritations provoquent des rougeurs et des éruptions cutanées très désagréables qui résultent le plus souvent d’infections. Celles-ci étant le deuxième risque de la pratique d’une épilation du maillot, comme vous pouvez le voir dans cet article.

Les risques d’infection

Tous les experts s’accordent à dire qu’une épilation du maillot trop récurrente a pour effet de favoriser les infections de tout genre. En effet, le fait est que l’acte, en lui-même, n’est pas anodin, d’autant plus qu’il existe d’importants risques de blessures. Près de 25 % des femmes ayant eu recours à cette pratique ont affirmé avoir été blessées au moins une fois à la suite de leur épilation.

Ce sont des blessures qui font le nid à différentes infections, étant donné que les poils sont une barrière naturelle contre les infections sexuellement transmissibles face auxquelles vous devenez, dès lors, plus vulnérables. A cela s’ajoutent les risques d’assèchement de la vulve.

Les risques d’assèchement de la vulve

L’épilation, surtout celle pratiquée au laser, détruit le follicule pileux et par la même occasion la glande sébacée qui est responsable de la lubrification de la vulve. Ainsi, le retrait des poils assèche la vulve.

Or, il s’avère que l’humidité de la vulve permet la survie d’un certain microbiote. Les effets à long terme sont tels que certaines femmes sont obligées de suivre des traitements hydratants à vie.